Le blog de Alsamlal

     
 
Avatar de Alsamlal
À propos
Le blog de Alsamlal

Le blog de Alsamlal
Du Seuil DE L’ECRITURE*AU PIEDESTAL DE LA CEATIVE


La cérémonie de présentation et de signature du roman"Al azmina assabaَa" de l’écrivain Al Ihsaini a eu lieu à Nadi Al Usra devant un parterre du monde de la culture.Le critique Said Yaktin a présnté une grille de l’écture de l’œuvre et jeté la lumière sur l’originalité de l’expérience de Mohamed Al Ihsaini en matière d’écriture romanesque.
Faut-il rappeler que son premier roman Al mughtariboun a été édité à Casablanca1974 , par Les éditions Maghrébines.
Il faut souligner par ailleurs que la communication de notre confrère Abdel Majid Firas a porté sur la vie de l’auteur,ses qualités humaines.
La cérémonie de présentation du roman Al azmina assabaَa a été rehaussé par la lecture d’une texte dans lequel l’auteur nous explique ce qu’est le concept de l’écriture.Nous vous offrons à lire la traduction de ce texte intitulé" Au seil de l’écriture" :


J’imagine un silence salutaire s’empare de moi,silence qui s’appréhende à l’écoute de tout ce qui pousse à l’acte d’écrire. Ce silence est parfois narquois : il se moque de toi, de moi, de nous tous et se moque surtout de l’angoisse de la page blanche.
Des pensées qui sommeillent en nous,à notre insu,émergent subitement après une longue et dure phase de gestation et créent en nous le désire de les transcrire .La plume qu’on croyait paresseuse est alors sous l’emprise de la fièvre de l’écrit.
Ainsi en est-il de la genèse de l’écriture et plus spécialement de l’écriture romanesque. Elle se veut transcendance de l’َêtre et du paraître, transcendance de l’espace et du temps pour un délivrance de l’Ego
L’écriture, escapade de tous les labyrinthes, briseuse des cercles vicieux ,est en quelque sorte une victoire pour l’unité du moi.
L’auteur débutant s’élance doucement mais sûrement dans l’acte d’écrire et c’est le balbutiement de l’écriture ou peut-être la révélation. L’auteur revendique alors la maternité de l’œuvre. L’auteur et son œuvre ne sont plus qu’une et une seule entité. Socrate n’a- t-il pas dit"Connais-toi,toi même ?
Pour l’artiste- peintre,pour l’écrivain,l’univers est vaste mais la magie de la plume st du pinceau permet de le cerner .L’univers est alors ramené à sa dimension réelle et se situe entre la plume et la feuille dont la blancheur se dissipe au fur et à mesure qu’elle se noircit. La feuille se fait,immobile,conscience de sa pérennité dès lors qu’elle devient réceptacle d’un univers fait de passions,de beauté,de bonté,d’heurs et de malheurs .Un univers qui peut se limiter au présent , s’étaler pour le future,évoque le passé. La feuille peut être néceptacle d’un monde virtuel.
Mais dans tous les cas,n’est écriture que celle qui porte en elle l’écho des cris de révolte de l’homme,de ses espoirs ,mais aussi de ses craintes, voire de ses angoisses.
L’homme est mystère à l’image de la pierre philosophale qui est chacun de nous. Le mot a un vie même si la calligraphie peut paraître inerte,inanimée,à l’image de la feuille blanche.
Quand les mots font tourner l’imprimerie (et par ricochet le e-mail/ courrier électronique),les lettre transcrites se dotent d’une âme .Le mot ainsi formé dit؛omet de dire en passant sous silence .Le mot est parfois chargé de non dit . le mot dénude perce les mystères.
Lorsque l’on est un mordu verbe,on ne se détourne jamais du chemin de l’écriture,mais on s’élève en compagnie des mots en escaladant majestueusement les marches sacrés de l’écriture pour atteindre peut-être un jour le piédestal de la créativité.
La langue est un rituel qui ne sacralise que dans sa relation avec l’écrit. Dans ce rituel , nul besoin de présenter les offrandes, car la langue s’aiguise sur le pointe de la plume dans son ascension vers la citadelle de l’écriture. Une fois que l’on arrive affranchir le seuil de la citadelle.,on s’attelle à en explorer le coin et recoin pour extraire le quintessence de ce dont on a besoin. Libre à nous de broder sur des rideaux en soie ,sculpter sur les pylônes en or de la citadelle ou graver les sinuosité de l’âme .Il nous arrive de réinventer un mot en empruntant son essence au risque de nous éloigner de son sens le créateur rentre dans une espèce de transe, il est alors posséder par l’écriture. Il se faufile dans les méandres d’un puzzle dont il essaie en vain d’assembler les pièces et dévoiler ainsi l’énigme de la créativité.
L’écrivain doit combattre l’instinct grégaire , réinventer un chemin à ses pieds en s’inspirant de tout ce qu’il l’entour, de tout ce qui est en lui,en dehors de lui. La symbiose entre ses éléments peut permettre à l’écrivain de déchiffrer l’alchimie du monde.
L’écriture est alors la conquête la plus noble que l’homme ait jamais fait car finalement toute noblesse vient du don de soi-même .

*Texte écrit, et présenté, par Mohamed Al Ihsaini,traduit par El Hachmia Mortaji.
(Quotdien Al Maghreb,p8 le 24/3/98)

Catégories

= plan de la catégorie

Archives
Albums photo

mes images

42 photos

 
     
     
 

Samedi 28 Mars 2009

El buen español de pushkin


El buen español de pushkin.                                                                  Por Jorge Bustamante García 
 

COLOMBIA: La Casa de Poesía Silva de Bogotá publicó el año pasado El habitante del otoño, una selección de sesenta y tres poemas de Alexandr Pushkin, traducidos del ruso por el colombiano Rubén Flores Arcila*, egresado de la Universidad Rusa de Moscú y actualmente profesor de lingüística en la Universidad Nacional de Colombia. El traductor hizo también un estudio preliminar, preciso y detallado, que otorga al lector en castellano un panorama suficiente y abierto sobre la vida del poeta y su obra.

Siempre he creído que traducir a Pushkin es empresa casi imposible, abrumadora. Es uno de esos autores que parecieran estar condenados a las vastas comarcas de su propio idioma. Leerlo en una lengua que no sea la suya es un acto de fe. George Steiner decía que ``la traducción no sólo falsifica: despoja al original de su fuerza divina o secreta''. Eso es justo lo que sucede cuando se traduce a Pushkin: se le despoja de ``su fuerza divina o secreta''. Casi toda la poesía rusa es arisca a la traducción, pero verter la poesía de Pushkin pareciera tarea imposible, una batalla perdida desde el principio.

Sin embargo, pienso que algunas cosas que he expuesto hasta aquí no son del todo ciertas. Me lo ha mostrado en parte la lectura atenta de El habitante del otoño. Este pequeño libro me ha acompañado en los últimos meses, lo he leído lentamente y he descubierto que leer a Pushkin en castellano puede ser, en algunos poemas, un acto muy gozoso y afortunado. No lo sabía bien hasta leer estas versiones de Rubén Flores. Leí hace unos años las versiones del español Eduardo Alonso Luengo, pero algo, no sé qué, me impidió conformarme. En El habitante del otoño hay poemas que, me parece, suenan excepcionales. Puedo mencionar algunos: ``Respuesta a un anónimo'', ``A una griega'', ``Décimo mandamiento'', ``Conversación del librero con el poeta'' y, muy especialmente, ``Allá, muy cerca donde reina espléndida Venecia'', una exploración de la poesía como necesidad íntima y profunda, radical e ineludible, que nace de los más inesperados mutismos que acechan desde la soledad. Cantar porque sí, y cantar en alejandrinos porque cantar ayuda a caminar, y porque sólo con nuestros cantos perece nuestra tristeza: ``Allá, muy cerca donde reina espléndida Venecia/ en la noche con su góndola va el remero/ es Rinaldo Godofredo que canta por Herminia,/ el alma su canción, la canta porque sí,/ sin pretensión ninguna la fama no persigue,/ sin miedo ni esperanza, así es su inspiración,/ así solaza su camino oculto entre las olas./ En el mar de la vida cuyas tormentas crueles/ acechan en la sombra mi barca solitaria,/ como Rinaldo yo voy, como él yo canto/ y con pasión musito mis versos más secretos.''

Según Roman Jákobson, los versos de Pushkin son, en el original, ``ordenados y elásticos''. Sus innumerables matices idiomáticos, que relampaguean en una música maravillosa, son un reto para cualquier traductor. El encanto de la poesía de Pushkin radica en su desnuda sencillez, y en varias de las versiones de El habitante del otoño se logra percibir con afortunada nitidez este aspecto central de la poética pushkiniana. Esta es la razón por la que me atrevo a celebrar este libro: me parece haber leído a Pushkin en castellano, fluido y natural, sin exceso de traiciones. En algunos versos vertidos por Flores, Pushkin se vuelve un poeta español. Y esto, que se dice fácil, requiere de un gran trabajo artesanal con el lenguaje y de una gran dosis de inspiración. Porque también los traductores se inspiran y al traducir, recrean, construyen nuevos poemas. Si Pushkin afirma que el poeta ``vive para el sonido, de su oración'', podemos parafrasearlo al afirmar que el traductor existe para que ese sonido se perpetúe y extienda en otras lenguas.

Ruben Darío Florez*, POETA del MUNDO:
http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_america.asp?ID=4302

 
     

Retour en haut